Toei Animation, détenteur des droits de Dragon Ball, a démenti lundi avoir autorisé un parc à thème consacré à cette franchise en France. Le groupe japonais affirme n’avoir signé aucun accord pour un tel projet dans le Val-d’Oise et assure que les visuels circulant en ligne concernent le parc annoncé en Arabie saoudite, pas la France.
Le rêve du parc Dragon Ball en Île-de-France prend de l’eau. Ce matin-là, Toei Animation Co. sort un communiqué qui fait tomber un peu du prestige du projet: aucune autorisation n’a été donnée. Pas même en discussion formelle. La firme japonaise, qui détient les droits de la franchise Dragon Ball aux côtés d’autres ayants droit, précise que les images d’un parc à thème reprises dans certains articles de presse ne les concernent pas. Elles renvoient au projet annoncé en mars 2024 à Qiddiya City, en Arabie saoudite.
Un projet flou face à un vrai partenariat
Depuis l’annonce du 24 août d’un investissement saoudien de 6 milliards d’euros destiné à créer trois parcs à thème sur l’ancien site de Mirapolis, à Courdimanche, Dragon Ball circule régulièrement dans les médias. Emmanuel Macron avait évoqué son intérêt pour les mangas, sans nommer cette franchise spécifiquement. Mais ni la Qiddiya Investment Company ni l’Élysée n’ont confirmé le choix de cette licence.
Le contraste avec l’Arabie saoudite est saisissant. Là-bas, le parc repose sur un partenariat officiel: 500’000 m², sept zones et une trentaine d’attractions. Un contrat signé, des plans établis. En France, le projet demeure esquissé. Aucun calendrier, aucun contenu précis. Le Parisien rapporte que le dossier aurait mobilisé plusieurs mois de travail et des rencontres entre dirigeants saoudiens et représentants franciliens dès avril 2025, mais ces discussions n’équivalent pas à un accord de licence.
Négocier Dragon Ball, c’est complexe
Exploiter cette franchise ne demande pas qu’une signature. Toei Animation, bien sûr, mais aussi Shueisha, Bird Studio et Bandai Namco détiennent des droits. Chacun d’eux aurait pu bloquer le projet, ou imposer des conditions. Or, aucune négociation officielle n’a commencé avec ces acteurs.
Et même si la licence était signée, elle ne régulerait pas tout. Le site de Courdimanche pose des enjeux qui vont au-delà du contrat commercial: transports autour du RER A et de l’A15, situation sur l’ancien parc Mirapolis, préoccupations des riverains, opposition écologiste, pression sur les terres agricoles adjacentes, demandes de compensations locales. Autant de murs à franchir avant qu’une première pierre ne soit posée.
