Les droits d’exploitation du célèbre manga Dragon Ball n’ont pas été cédés pour la construction de trois parcs à thème prévus en Ile-de-France. Toei Animation, détenteur des droits, a démenti toute licence accordée au projet, malgré l’annonce officielle d’Emmanuel Macron et du prince héritier saoudien en août 2026.
Le 24 août, le président français et Mohammed ben Salmane ont annoncé conjointement la construction de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, à 35 kilomètres au nord-ouest de Paris, pour un investissement de six milliards d’euros. Cette annonce reposait en partie sur une passion commune pour les mangas, et notamment Dragon Ball Z, découverte lors d’une discussion entre les deux dirigeants en décembre 2024 à Ryad.
Le démenti des droitiers
Toei Animation a publié un communiqué en début de semaine pour clarifier la situation: « Ni notre société, ni aucune des sociétés détenant des droits sur cette propriété n’ont accordé de licence en lien avec ce projet, et nous n’avons connaissance d’aucun élément allant dans ce sens. »
Plusieurs sociétés japonaises détiennent les droits sur Dragon Ball selon les supports d’utilisation. Bandai Namco Entertainment, autre détenteur potentiel, a refusé de commenter. Shueisha, l’éditeur japonais du manga, a précisé vendredi n’avoir rien à voir avec ce projet.
Discussions toujours en cours
Qiddiya Investment Company (QIC), la société d’investissement détenue par le fonds souverain de l’Arabie saoudite et financeur du projet, parle de discussions en cours avec de grandes marques internationales détentrices de licences. La région Ile-de-France, via sa présidente Valérie Pécresse, affirme travailler depuis 18 mois sur ce projet inspiré du manga.
Le projet doit s’étendre sur plusieurs années et devrait générer, selon Emmanuel Macron, la création de 22.000 emplois directs.
