Des joueurs de Yu-Gi-Oh! OCG redécouvrent le plaisir des duels en “faisant semblant” d’être les héros du manga. L’auteur japonais 青猫あずき raconte avoir repris le jeu grâce à de nouvelles cartes inspirées de l’œuvre originale, à l’occasion des 30 ans du manga et du début de sa sérialisation. Son déclic: des parties entre amis jouées comme Yugi, Kaiba ou Joey.
Le duel le plus drôle, selon 青猫あずき, n’a pas été le plus technique. C’était une partie jouée en mode “roleplay”: chacun prend un deck lié à un personnage du manga et parle comme lui. Dire « My turn, draw! » devient le cœur du plaisir.
Des decks “personnages” remis au goût du jour
Ce retour au jeu vient d’une vague de cartes récentes centrées sur le manga d’origine, explique l’auteur. Il dit être revenu à Yu-Gi-Oh! OCG après la sortie d’un nouveau thème/catégorie, 『時の黒魔術師』, construit autour de Joey Wheeler pendant l’arc Battle City.
Concrètement, l’idée qui l’a accroché est simple: des cartes marquantes du manga rééditées avec un design “moderne”, pensées pour fonctionner dans le rythme actuel du jeu. Des cartes autrefois difficiles à exploiter peuvent, selon lui, redevenir centrales dans un deck.
Le “faire semblant” version adultes, sans sacrifier la puissance
Le week-end où il rejoue avec ses amis, chacun choisit son camp: deck Joey pour lui, deck Yugi ou deck Kaiba en face. Les duels se font en gardant les personnages en tête, avec leurs répliques et leur manière de jouer. Pour lui, c’est une façon de rejouer, adulte, les affrontements qu’il imaginait enfant en lisant le manga.
Reste un détail qui change tout à ses yeux: ces archétypes “recréation de l’original” permettent, selon lui, de ne plus choisir entre fidélité et efficacité. Il cite l’exemple des “hand traps” comme Ash Blossom & Joyous Spring, très présentes dans le Yu-Gi-Oh! moderne mais absentes des duels de Joey ou Yugi dans l’œuvre. Avant, explique-t-il, certains joueurs pouvaient s’en priver pour rester “dans le rôle”. Avec les cartes récentes, il estime que la base “personnage” est assez solide pour ajouter ces cartes génériques sans perdre l’impression de jouer le héros du manga.

Le casual, parfois plus dur que le compétitif
Cette évolution lui parle aussi pour une raison très pratique. Il raconte qu’à l’époque où il jouait, les parties “casual” posaient un problème récurrent: équilibrer les niveaux. Un deck trop fort écrase l’autre. Un deck volontairement affaibli peut rendre la partie frustrante pour celui qui l’a bridé.
Il dit avoir eu le sentiment que construire un deck pour le casual pouvait être plus compliqué que viser la victoire en compétitif, où la logique est claire: on met des cartes fortes et on cherche à gagner. Les archétypes récents, selon lui, créent plus souvent une situation où deux joueurs peuvent prendre des decks “personnages”, jouer sérieusement, et quand même avoir l’impression de rejouer le manga.
Un anniversaire qui remet le manga au centre
青猫あずき relie cette dynamique à un jalon: 2026 correspond au 30e anniversaire (en septembre 2026) du début de la sérialisation du manga Yu-Gi-Oh!. Il dit voir, dans la multiplication des cartes tournées vers l’œuvre originale, une manière de remettre en avant ce qu’il appelle le côté “jouet de rôle” du jeu de cartes: piocher comme Yugi, imposer des monstres comme Kaiba, tenter des coups de poker comme Joey.
Sa conclusion est factuelle: les remakes récents cherchent, selon lui, à être jouables dans le Yu-Gi-Oh! OCG moderne tout en recréant des scènes et des tactiques associées aux personnages.
