Céline Dion amorce son retour sur scène le 12 septembre à Paris avec 16 concerts, après plus de six ans d’absence. La chanteuse de 58 ans prépare cette série d’épreuves – trois par semaine devant environ 30 000 spectateurs – avec une « totale détermination », selon sa biographe Elisabeth Reynaud, qui souligne une préparation sans compromis ni concession.
Arrivée vendredi à Paris en provenance du Québec, Céline Dion concentre tous ses efforts sur les répétitions. Interrogée lundi soir devant le palace où elle séjourne, la chanteuse a explicitement justifié son absence du circuit culturel parisien: « Si je commence à sortir et aller partout où je voudrais aller, ça ne serait pas professionnel. » Elle préserve son énergie intégralement pour la scène, à la Plenitude Arena aux portes de la capitale.
Elisabeth Reynaud, qui publie mercredi l’ouvrage « Céline Dion by Elisabeth Reynaud » chez Larousse, connaît cette rigueur de longue date. Elle décrit une femme qui répond à son propre impératif: « Quand elle dit « c’est moi le boss », attention, c’est ELLE le boss! » Cette détermination s’enracine dans un parcours familial modeste – son enfance à Charlemagne, au Québec – et repose, selon la biographe, sur une « somme fabuleuse de travail, de discipline ».
L’itinéraire de Céline Dion combine résilience et contraintes médicales. Depuis près de 20 ans, elle vit avec une maladie neurologique rare et incurable capable de provoquer raideurs musculaires et spasmes à tout moment. Cela s’ajoute à l’impact de la pandémie de Covid. Parallèlement, sa discipline corporelle s’affirme: kinésithérapie régulière, entraînement physique continu. En 2012, elle avait passé plusieurs semaines sans prononcer un mot pour soigner ses cordes vocales enflammées – un sacrifice qu’Elisabeth Reynaud cite comme preuve de sa capacité de sacrifice.
Avec quelque 260 millions d’albums vendus depuis ses débuts, la chanteuse vise ces concerts de septembre puis un second cycle: dix représentations supplémentaires sont prévues en mai 2027, ajoutées face à une demande qu’Elisabeth Reynaud qualifie d’« exceptionnelle ». Son parcours s’est construit en lien étroit avec la France, soutenu historiquement par sa mère Thérèse et par René Angélil, son imprésario devenu mari et père de ses trois enfants.
Elisabeth Reynaud observe que Céline Dion « tourne autour de son immense succès » et « a le droit », après 40 années de travail, « d’en tirer le maximum ». La biographe voit en elle une conquérante: « Céline Dion n’a rien volé, elle a tout conquis ». Ses pairs, dont Adele et Ariana Grande, louent son talent vocale. Reynaud souligne que le véritable atout réside dans son interprétation: « C’est vraiment le don de Céline. » Le texte simple d’une chanson comme « Encore un soir » (sortie en 2016 après le décès de René Angélil) se transforme sous sa voix, « quelque chose qui est sa magie à elle et qui nous déchire ».
