François Ozon adapte au cinéma le roman d’Emmanuèle Bernheim sur le suicide assisté. André Dussollier y campe un homme de 85 ans atteint d’une hémiparésie qui choisit de mourir en Suisse. Le film déploie un humour noir tenu à bout portant, tranchant sur la gravité du sujet.
Le film repose sur une histoire vraie. Le roman d’Emmanuèle Bernheim date de 2013. Ozon en conserve la précision sèche du récit et sa gravité resserrée, mais y ajoute des cruels éclats d’humour.
André Dussollier, métamorphosé par le rôle
L’acteur septuagénaire incarne André, grand bourgeois frappé d’un AVC qui le rend hémiplégique. Dussollier se transforme: prothèses faciales, visage déformé, élocution difficile. Le voilà diminué, méconnaissable. Ces cruels éclats d’humour passent par sa voix, son jeu – tirés à bout portant, ils surprennent d’autant plus qu’on le tenait pour rassurant.
Un drame teint d’ironie
Sophie Marceau apparaît aux côtés de Dussollier. L’adaptation refuse la mièvrerie. Elle tire parti du sujet délicat – le suicide assisté – sans morosité pesante: l’humour noir agit comme contrepoids, rappelant que la vie continue de circuler même aux abords du dernier acte.
