Un mini PC baptisé Piston V veut concurrencer les consoles de jeu traditionnelles. Compact, upgradeable et équipé d’un processeur AMD Zen 5, il fonctionne en dual-boot entre Windows et Bazzite (compatible SteamOS). Le projet lève des fonds sur Kickstarter à partir de 559 dollars, soit moitié moins cher qu’une Steam Machine.
Les consoles de jeux deviennent chères et peu attractives. Les Xbox et PlayStation affichent des tarifs élevés pour des machines figées. C’est dans ce vide que s’insère le Piston V: un mini PC qui tient dans la paume, se connecte à votre téléviseur, et joue à presque n’importe quel titre PC sans compromis. Pas d’appareil dédié à acheter. Un seul engin pour votre bureau et votre salon.
Des spécifications sobres mais efficaces
Sous le capot, le Piston V embarque un processeur AMD AI 365 Zen 5, une GPU Radeon 880M RDNA 3.5, 16 Go de RAM DDR5 et un stockage SSD de 500 Go. Concrètement, c’est déjà plus puissant qu’une Steam Machine. La machine peut tourner des jeux exigeants comme Cyberpunk 2077 à des fréquences d’images élevées. Et ce n’est que le point de départ: vous pouvez monter jusqu’à 64 Go de RAM et 4 To de stockage via les accès arrière dédiés.
Pour la connectivité, le fabricant a pensé à la polyvalence. Vous disposez d’un port HDMI 2.1, d’un DisplayPort 1.4 via USB-C, de deux ports USB-A, d’un port USB-C supplémentaire, d’un USB4 pour raccorder un SSD externe ultrarapide, et même d’un port OCuLink Gen 4×4 pour connecter un GPU externe si vous voulez pousser la performance encore plus loin. Deux ports Ethernet Gigabit complètent l’ensemble pour les joueurs en ligne.
Deux systèmes, un appareil
L’astuce centrale: le Piston V sort d’usine avec Bazzite, un système d’exploitation Linux optimisé pour le jeu. Mais vous pouvez installer SteamOS gratuitement. Cela signifie accès à environ 18 000 titres compatibles, la possibilité de mettre en pause vos jeux et reprendre exactement où vous les aviez laissés, et pas de logiciels parasites ralentissant la machine.
Pour le travail, il bascule sur Windows. Un écran tactile circulaire de 4 pouces intégré au-dessus permet de passer d’un OS à l’autre. Le petit pougne: le bouton d’alimentation est directement implanté dans la poignée de l’appareil.
Compact, mobile, transportable
Le Piston V fait moins de 15 centimètres de hauteur. Il rentre aisément dans un sac à dos ou sur un coin de bureau. Vous quittez votre espace de travail, le branchez sur votre TV et vous jouez. Pas de configuration compliquée, pas de câbles superflus. C’est exactement ce que promettaient les Steam Machines il y a des années, mais jamais vraiment livré au grand public.
Financement par Kickstarter et calendrier
Le projet est financé par la plateforme Kickstarter. Le prix d’accès initial est de 559 dollars américains – bien au-dessous des 1 049 dollars d’une Steam Machine. À mesure que les unités trouvent des acquéreurs, le prix monte graduellement. Au moment du résumé source, la campagne a collecté plus de 175 000 dollars auprès de 300 contributeurs.
L’équipe reconnaît que les prix des composants RAM et stockage sont volatiles et qu’elle acceptera une perte sur les commandes précoces pour amorcer son développement. Les livraisons sont prévues à partir de décembre 2026. Vous pourrez choisir vos options de RAM et SSD avant la fermeture de la campagne.
Premier produit et preuves de concept
Le Piston V est la première création de ce producteur. C’est un point à retenir: pas d’historique éprouvé, ni d’expérience antérieure sur le marché du matériel. Pour autant, l’équipe a affiché des prototypes fonctionnels en ligne et le youtubeur spécialisé ETA PRIME a reçu une unité de test pour validation. C’est un signal positif, mais tout crowdfunding reste risqué par nature.
Le contexte joue en sa faveur. Les consoles PlayStation et Xbox affichent des tarifs stratosphériques pour des renouvellements décevants. Le PC gaming n’a jamais été aussi accessible en termes de plug-and-play console. Et si le matériel parvient à livrer les promesses annoncées, ce Piston V pourrait redessiner les attentes des joueurs qui refusent l’enfermement propriétaire des constructeurs traditionnels.
