« Surveillant! » débarque sur Disney+ le 16 septembre 2026 avec huit épisodes de 26 minutes. Ce mockumentaire français sur la vie chaotique d’une maison d’arrêt réunit Audrey Lamy, Jean-Pascal Zadi et Éva Huault dans des rôles de surveillants pénitentiaires.
Le réalisateur John Wax transpose à la prison le format du documentaire parodique popularisé par The Office. La série suit une équipe de gardiens à la maison d’arrêt de Chenoise, mise en scène comme une unité de travail dysfonctionnelle où les regards caméra ponctuent chaque situation comique. L’arrivée d’une jeune recrue, interprétée par Éva Huault, bouleverse les habitudes établies dans ce lieu aux règles plutôt souples.
Des personnages en décalage constant
Audrey Lamy incarne la directrice adjointe Corinne Maillard, figure maternante qui préfère la bienveillance aux sanctions tout en manipulant son équipe sans scrupules. Jean-Pascal Zadi joue un surveillant détaché du protocole, plus intéressé par la nouvelle recrue que par l’application du règlement. Face à lui, Benjamin Tranié campe un collègue rigoureux qui s’efforce de bien faire son travail mais manque de charisme auprès de ses pairs. Le casting se complète avec Michel, un vétéran ralenti par l’âge, et une conseillère en réinsertion en fin de parcours professionnel.
L’humour repose sur l’absurdité de ces interactions: l’amour immédiat du surveillant cool envers la recrue le rend inefficace, tandis que les détenus possèdent des téléphones portables et fument en cellule sans réelle conséquence. La série progresse au-delà des gags isolés, développant des intrigues incluant une relation entre surveillant et détenu, des mensonges importants et du chantage.
Une noirceur sans limites
John Wax et son coauteur Gauthier Plancquaert ne ménagent pas les sujets sensibles. La série affiche des blagues sur les suicides de prisonniers, sur la figure d’Émile Louis ou sur Charlie Hebdo sans ménagement. Cet humour noir participe de sa singularité dans un paysage comique français souvent plus prudent.
Tournée dans l’ancienne centrale de détention de Clairevault, la série garde une tonalité légère sur la vie carcérale réelle. Les conditions de détention et de travail y semblent presque confortables, loin de la réalité des établissements pénitentiaires. Certains détenus développés à l’écran méritent l’attention, notamment un jeune prisonnier devenu star des réseaux avec sa recette de « McFlurry-Mérogis ».
