Trois films sortis le mercredi 14 octobre brassent des registres très différents : une épopée hugolienne en blockbuster français, un drame conjugal russe récompensé à Cannes en 2026, et un film d’animation sur un enfant au cou penché dans la France rurale des années 1980.
Fred Cavayé, connu pour ses comédies et ses thrillers, s’est attaqué à Les Misérables. Le résultat : une adaptation du roman de Victor Hugo portée par un casting cinq étoiles. Vincent Lindon incarne Jean Valjean, Tahar Rahim joue Javert, Noémie Merlant endosse le rôle de Fantine, et Camille Cottin ainsi que Benjamin Lavernhe forment le couple Thénardier.
Un Grand Prix de Cannes contre-programmé par Poutine
C’est le film le plus chargé politiquement des trois. Minotaure, signé Andreï Zviaguintsev, est une adaptation de La Femme infidèle de Claude Chabrol, transplantée dans la Russie de 2022, au moment où la mobilisation militaire commence. Gleb, chef d’entreprise, doit désigner ses employés pour le front pendant que son couple s’effondre à la maison. Le film superpose deux décompositions simultanées : celle d’un homme et celle d’un pays. Récompensé par le Grand Prix au Festival de Cannes 2026, il représentera la France aux Oscars.
Un enfant, un corset, une ferme
Le Corset prend un parti pris plus intime. Louis Clichy signe ce film d’animation autour de Christophe, un garçon dont la tête penche si fort qu’il lui arrive de tomber. L’histoire se déroule dans une ferme dans les années 1980, entre vie à la campagne et contraintes médicales. Le film a décroché à la fois le prix du public et celui du jury au Festival du film d’animation d’Annecy, après un passage à Cannes.
