« Alice et Steve », une comédie britannique de six épisodes de 30 minutes, multiprimée à Canneseries 2026, aborde un sujet rarement traité par la télévision: les amours plurielles et les configurations relationnelles non conventionnelles. La série arrive sur Disney+ avec une réputation de densité narrative et d’humour vicieux.
Alors que les plateformes de streaming multiplient les contenus romantico-comiques surfant sur les mêmes archétypes depuis une décennie, « Alice et Steve » tranche par son choix thématique audacieux. La série britannique, récompensée lors du festival de Canneseries 2026, propose une plongée dans l’univers des relations plurielles à travers un prisme comique souvent absent de la programmation grand public. Avec six épisodes de 30 minutes chacun annoncés comme « zéro temps mort », la production vise la condensation narrative et l’efficacité dramatique.
Une série britannique aux récompenses cannoise
« Alice et Steve » a marqué son passage à Canneseries 2026 en remportant plusieurs prix, un signal rare pour une comédie explorant les dynamiques relationnelles non monogames. Cette reconnaissance place la série dans une catégorie à part: celle des productions osant dépasser les clichés sentimentaux pour aborder l’amour sous ses formes plurielles. Les récompenses prestigieuses du festival séries français légitiment une approche narrative où l’humour vicieux côtoie l’exploration sincère de configurations amoureuses complexes.
Disney+ accueille une proposition hors des sentiers battus
L’arrivée de la série sur Disney+ marque une inflexion notable pour la plateforme: celle d’une acceptation de contenus plus niche, plus provocateurs, sans renoncer à l’accessibilité du format court. Le choix des six épisodes de 30 minutes répond à une exigence contemporaine de consommation: la densité sans longueur, la complétude narrative en une ou deux soirées. Ce format compact, de plus en plus prisé par les plateformes, contraste avec les séries fleuve de dix ou treize épisodes qui saturent l’offre de streaming.
Un sujet jusqu’ici sans précédent télévisuel
Que « Alice et Steve » soit qualifiée de « pépite parlant du seul sujet que personne n’ose aborder » révèle le tabou persistant entourant les amours plurielles à la télévision généraliste. Alors que le cinéma indépendant explore ces territoires depuis des années, la série TV britannique formalise une rupture: celle d’un grand public accédant à des histoires de polyamour, de configurations amoureuses fluides, sans filtres moralisateurs. L’humour devient dès lors l’outil pour rendre digestible ce qui reste, dans les esprits collectifs, une transgression.
Une fenêtre sur la production télé britannique contemporaine
La British TV demeure un incubateur de formats innovants et de thématiques audacieuses. « Alice et Steve » s’inscrit dans cette continuité: celle de productions intelligentes, courtes, sans compromise esthétique. Les six épisodes de 30 minutes chacun correspondent aussi à une évolution structurelle de la création audiovisuelle post-2020, où les budgets moins massifs favorisent une conception minimaliste et une écriture concentrée. La série deviendra aussi disponible sur TV5 Monde FBS, élargissant sa portée au-delà des écosystèmes américains.
« Alice et Steve » arrive donc dans un contexte où le sujet des amours plurielles gagne en légitimité culturelle, mais reste encore marginalisé dans les programmations mainstream. Sa reconnaissance à Canneseries et sa diffusion sur une plateforme majeure marquent une étape: celle où l’amour, dans ses formes non traditionnelles, devient enfin digne de raconter des histoires drôles.
